Sharelle Govignon-Sweet enseigne l’anglais à l’école des Mines, à l’Université Champollion et au sein de l’école d’infirmière… Une prof pas tout à fait comme les autres, car elle est métisse d’origine maorie et œuvre au quotidien à transmettre sa culture. Deux de ses grands-parents sont maoris, peuple indigène de la Nouvelle-Zélande, et elle a eu la chance d’être élevée au coeur de ses traditions et croyances.
Sharelle naît au début des années 1980 dans la banlieue de Wellington, la capitale. En 1987, elle démarre l’école primaire alors que le maori est enfin reconnue langue officielle. Elle suit souvent son grand-père, chef de tribu, dans ses réunions ou aux archives nationales pour retrouver des traces écrites de la colonisation et aider à la réparation des injustices subies. A 19 ans, elle rêve de voyager, passe un diplôme de guide touristique et trouve un poste de médiatrice sur la colonisation au musée national de Wellington. « J’étais faite pour ce poste, cette mission, j’ai adoré. J’ai partagé des moments très émouvants avec certains visiteurs ».
Même à Albi, elle continue sa mission de transmission, avec ses enfants, ses élèves, ses rencontres et maintenant au travers de l’association Te Pou Tawhitiki Parani/Maori en France dont elle est devenue présidente. Le combat d’une vie…
