Préserver l’environnement, optimiser les ressources, telle est la ligne de conduite de Clément Roux depuis son arrivée à la direction de Fin’tech Industrie il y a quatre ans. L’entreprise, spécialisée dans le traitement de surface et la peinture, a installé des cuves enterrées pour récupérer les eaux souillées en cas d’incendie et éviter leur infiltration dans les nappes phréatiques. Un chantier d’envergure mais nécessaire.
Fin’tech Industrie, installée à Albi depuis 1996, est spécialisée dans le traitement de surface et la peinture poudre et liquide pour les secteurs techniques comme le bâtiment, le ferroviaire, la défense ou l’aéronautique. À la suite d’un diagnostic énergétique, plusieurs leviers de performances autour des enjeux énergétiques ont été identifiés, dont la récupération des eaux en cas d’incendie. Clément Roux, son directeur, nous explique les enjeux de cette installation inscrite dans une démarche plus globale.
Préserver les nappes phréatiques après un incendie
« Les nombreux départs de feux en France dans des entreprises de traitement de surface ont généré une prise de conscience des pouvoirs publics sur la nécessité d’éviter que les eaux souillées par les produits chimiques et peintures ne viennent polluer les nappes phréatiques. » Fort de ce constat, Clément Roux a souhaité concrétiser son engagement envers la préservation de l’environnement tout en assurant la conformité de son entreprise. Il lance alors une étude des différentes solutions envisageables : bassin à ciel ouvert en lieu et place du parking employés, bassin ouvert sur un terrain proche du bâtiment, bassin enterré.
C’est finalement la solution des cuves enterrées qui a été retenue, onéreuse mais résolvant le problème de place tout en conservant l’espace de parking pour les 120 collaborateurs.
600 m³ de récupération d’eau incendie
La capacité nécessaire de récupération d’eau après un éventuel incendie a été calculée en collaboration avec le SDIS, soit l’équivalent de 600 m³. La société albigeoise Benezech TP a été chargée de ce chantier conséquent, réalisé en deux mois. Après une livraison en transport exceptionnel, les cinq cuves de 2,50 m de diamètre et de 18 à 29 m de long on été posées sur des stabilisateurs puis recouvertes. « En cas d’incendie, ces cuves sont remplies par l’eau utilisée par les pompiers, grâce à un système de canalisations. Les eaux stockées sont ensuite récupérées par une société spécialisée. Il s’agit donc d’un dispositif préventif, le reste du temps les cuves sont vides. » Un projet à 600 000€ dont 120 000€ de subvention de l’agence de l’eau Adour Garonne. L’investissement est considérable mais nécessaire pour la mise en conformité du site et la mise en œuvre de la stratégie environnementale de l’entreprise.






Une démarche environnementale globale pour Fin’tech Industrie
Curieux de nature, Clément Roux explore de nouvelles pistes, avec l’appui précieux de l’expertise quotidienne de ses équipes de production : récupération et transfert de chaleur fatale* des équipements, utilisation des emballages comme composants de calage dans les cartons, optimisation de l’usage des équipements les plus énergivores… Les pistes sont nombreuses !
Je m’intéresse à tout ce qui peut participer à la préservation des ressources, aux économies d’énergie et à l’amélioration des postes de travail des collaborateurs, car tout est lié.
« Quick wins » et petits gestes pour l’environnement
De son parcours industriel, Clément Roux en a gardé cette curiosité technique et certains concepts, comme les « quick wins » : ces « gains rapides » si l’on traduit, proviennent de l’identification de petits déploiements à gros succès. Pour cela, le directeur a mis autour de la table 21 collaborateurs, de tous secteurs confondus, leur posant cette question : « Dans votre quotidien, qu’est-ce qui vous pose problème, qui vous freine dans la mise en œuvre de vos tâches ? ». Les réponses ont été compilées et classées. Toutes celles entrant dans la catégorie des quick wins, avec un fort gain pour une mise en œuvre rapide, ont été déployées.
Une démarche à la fois environnementale et de RSE (responsabilité sociale des entreprises).
*chaleur produite en surplus lors de processus industriels et généralement rejetée dans l’environnement sans être utilisée.