Phodé, entreprise terssacoise, a pris, en près de 30 ans, une envergure internationale. Si l’alimentation animale l’occupe essentiellement, elle développe aujourd’hui des solutions olfactives et sensorielles pour l’alimentation humaine ou la nutrition sportive.

L’odorat est un sens fascinant. Contrairement à la vue ou à l’ouïe, les informations olfactives agissent en direct sur le cerveau. Cet organe qui gère la mémoire, les émotions ou le stress est également responsable de la production de dopamine, hormone du plaisir. Daniel Eclache, fondateur de l’entreprise Phodé, l’a compris dès 1996. Vétérinaire passionné de sciences, il commence à développer des solutions alliant bien-être et performance pour l’élevage. Si ce secteur reste le principal débouché de l’entreprise, l’industrie alimentaire et la nutraceutique* se développent à bon train. Phodé s’est taillé une place sur le marché des arômes aux côtés de mastodontes, tout en restant à taille humaine et détenue en majorité par son fondateur. Ce dernier a confié le pilotage de son entreprise il y a deux ans à deux « purs produits » Phodé : Pierre Étienne et Nathalie Legendre.

*contraction de « nutrition » et « pharmaceutique », comme les compléments alimentaires

L’entreprise Phodé à Terssac développe des solutions olfactives et sensorielles pour l’alimentation humaine, animale et la nutrition sportive.

R&D : 10 % du chiffre d’affaires de Phodé

On ne peut voir que rarement les produits dans lesquels les arômes de l’entreprise sont intégrés. Pour cause, Phodé s’adresse uniquement aux professionnels, pour lesquels les arômes sont une vraie clé de différenciation. « La recherche et développement (R&D), c’est le cœur du réacteur, souligne Delphine Gasc, responsable communication et projets d’innovation. Nous investissons 10% de notre chiffre d’affaires chaque année pour financer nos projets, imaginer, développer des produits et valider leur efficacité. » Pour cela, l’entreprise mise sur ses équipes de R&D et son laboratoire mais aussi sur des collaborations avec des instituts académiques de renom en France (notamment l’IMT Mines Albi et l’INU Champollion) ou à l’international. « Fin juillet, notre quatrième thèse d’entreprise a démontré le lien entre odeur, cerveau et microbiote, et plus particulièrement le rôle du cerveau sur le microbiote dans un contexte de stress et c’est une vraie nouveauté », souligne la responsable. De quoi nourrir encore l’expertise scientifique de l’entreprise et donner vie à des applications concrètes dans les années à venir.

Les produits Phodé : élevage, aquaculture, nutrition sportive…

En trente ans, les marchés se sont aussi diversifiés. « Au-delà du marché de la nutrition animale, nous développons aujourd’hui des solutions pour une aquaculture plus durable », ajoute Delphine Gasc. Des demandes qui concernent la réduction du stress des saumons et crevettes lors de leurs manipulations et transferts, par exemple. Avec le boom du marché de la nutrition sportive, se développe également l’enjeu du masquage du mauvais goût des protéines et du collagène marin. En agroalimentaire, les arômes peuvent aussi aider les industriels à revoir les recettes dans une optique de réduction des taux de sel ou de matières grasses. Un projet de recherche vise à diminuer les rejets de méthane des ruminants et donc l’empreinte carbone sur l’environnement. Les pistes sont infinies…

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