L’agglomération albigeoise abrite des réalisations architecturales historiques originales et méconnues qui valent le détour et un petit aperçu…
La Villa Lebrun, le ciment à l’honneur à Marssac-sur-Tarn
Le Tarn a aussi ses frères Lebrun !… mais au XIXe siècle et en architecture. François-Martin, architecte, passionné des chaux de construction, fut l’un des pionniers du ciment. Après un refus pour la construction d’un pont à Damiatte, il décide en 1828 de concevoir et bâtir sur les bords du Tarn, à Marssac-sur-Tarn, la maison de son frère Jean-Auguste. Murs, planchers, voûtes, escaliers… elle sera entièrement faite en ciment et reste aujourd’hui l’une des toutes premières réalisations au monde dans ce matériau considéré comme révolutionnaire à l’époque. Par la suite, François-Martin concevra d’autres ouvrages comme l’hôtel de ville de Gaillac et collaborera avec le célèbre architecte Viollet-le-Duc. Une rue porte aujourd’hui son nom à Marssac-sur-Tarn.


L’église Sainte-Cécile du Carla, une résurrection à Castelnau-de-Lévis
Cette église du XVe siècle était destinée à tomber dans l’oubli… si en 2003, le célèbre peintre albigeois Casimir Ferrer n’avait pas eu le coup de foudre et la volonté de la sauver. Abandonné depuis la Révolution, l’édifice est repris en main par l’artiste qui, une fois acquise auprès de la mairie, la défriche, la sécurise, la restaure et lui refait une beauté intérieure ! Pendant quatre années, il y dessine des fresques, l’habille de couleurs, lui redonnant une âme. Inaugurée en 2011, elle est aujourd’hui ouverte au public (les dimanches de 14h à 18h), accueille des événements artistiques et abrite les « Jardins Insolites » ainsi que l’association d’aide aux enfants « 1000 étoiles pour l’Enfance ».



La tour de l’Horloge, vestige des fortifications de Lescure d’Albigeois
Imposante, dominante et classée depuis 1911, la tour de l’Horloge reste l’un des derniers vestiges du XIVe siècle des fortifications de Lescure d’Albigeois. Bâtie de briques, elle était autrefois l’une des entrées de la ville. Réaménagée à la fin du XVIe siècle à l’époque des guerres de Religion, elle avait une vocation défensive par sa hauteur afin de scruter l’horizon et avec, à son sommet, des meurtrières, des créneaux et des mâchicoulis. Élancée, sa belle silhouette impressionne ainsi que sa porte en ogive surmontée d’une herse. Au début du XXe siècle, son ancienne horloge carrée est remplacée par deux cadrans ronds.



Le Saut du Tarn, un patrimoine industriel préservé à Saint-Juéry
Aujourd’hui classée Monument Historique, l’ancienne et toute première centrale hydroélectrique de cet édifice emblématique de la région abrite le musée-usine du Saut du Tarn. Le site, bassin économique de la ville, fonctionna de 1824 à 1983 et conserve l’ensemble de ses bâtiments d’origine, marqués par une architecture industrielle typique du XIXe siècle. Ce patrimoine architectural a su être conservé, réaménagé et merveilleusement mis en valeur depuis 1995 grâce à sa transformation en un passionnant musée. Il retrace 200 ans de cette épopée à la fois sociale et industrielle où les dynamos, les turbines, les alternateurs, les canaux souterrains… témoignent encore de cette vive activité !
2 impasse des Aciéries, musee-saut-du-tarn.com, 05 63 45 91 01


