Les collections patrimoniales vivent et s’accroissent régulièrement. Voici quelques-unes des dernières acquisitions…

Robert Denoël, Apologie de Mort à crédit, suivi de
Hommage à Émile Zola par Louis-Ferdinand Céline

Acheté en librairie spécialisée en 2022.

La médiathèque conserve le tapuscrit de Mort à crédit utilisé pour la composition de l’ouvrage, qui comporte des annotations de Céline, de sa correctrice, mais aussi celles de l’imprimeur. Une édition originale de l’ouvrage ainsi qu’un fragment de brouillon manuscrit ont également été acquis. Deuxième roman de Céline, Mort à crédit déclenche à sa publication, en mai 1936, une vive polémique. Sur la centaine de compte-rendus parus dans la presse de mai à juillet, les deux tiers lui sont défavorables, l’œuvre et son auteur étant parfois violemment pris à parti, tandis que les plus ardents défenseurs du Voyage au bout de la nuit, son précédent opus, restent silencieux. Denoël, l’éditeur de Céline, prend alors la défense de l’écrivain dans une courte plaquette. Cette défense s’ouvre par une citation d’un critique de Beethoven, qui considère qu’il écrit une « musique d’ivrogne » dont il ne « restera rien » : le ton est donné, et Denoël fait le parallèle entre Céline et d’autres écrivains célèbres, pourtant décriés par la critique à leur époque, notamment Balzac, Flaubert et Zola. Il va même jusqu’à présenter un petit tableau reprenant des extraits d’articles consacrés d’une part à Mort à crédit, d’autre part à deux ouvrages de Zola, pour en pointer les similitudes. Puis il répond aux différentes accusations des critiques, notamment sur la langue de Céline et sur les passages laissés en blancs dans l’ouvrage (à la demande de Denoël, Céline a en effet supprimé les passages les plus choquants, mais sans réécrire le texte). Il termine en citant in extenso un article favorable à l’ouvrage rédigé par un journaliste belge.

Publié à la suite de l’Apologie se trouve le texte d’un discours de Céline, prononcé à l’occasion de la célébration du 31ème anniversaire de la mort de Zola et dans lequel il définit l’œuvre de l’écrivain naturaliste. Cette prise de position, extrêmement rare, d’un éditeur pour son auteur, nous permet de remettre en contexte la publication de l’ouvrage et d’aider à comprendre pourquoi le texte original, malgré son succès, a mis si longtemps à être accessible à tous.

Référence : Robert Denoël, Apologie de Mort à crédit, suivi de Hommage à Émile Zola par Louis-Ferdinand Céline. Paris : Denoël et Steele, 1936. – 1 vol. (31 p.) ; 21 cm.
Cote : RES A 0480

Pontifical de Louis d’Amboise, évêque d’Albi

Acheté en vente aux enchères en 2021.

Ce manuscrit a appartenu à un évêque d’Albi, Louis Ier d’Amboise (1433-1503) ou Louis II d’Amboise (1477-1511), dont il porte les armoiries et l’ex-libris manuscrit. Ces deux évêques ont eu une grande importance pour la Ville d’Albi : prélats influents et mécènes cultivés, ils sont à l’origine de nombreux éléments architecturaux de la cathédrale Sainte-Cécile ainsi que de son splendide décor intérieur ; c’est aussi à Louis Ier qu’Albi doit l’installation de l’imprimerie. La médiathèque d’Albi Pierre-Amalric conserve d’autres ouvrages ayant appartenu à Louis Ier. La trajectoire de ce manuscrit nous est inconnue : peut-être a-t-il quitté assez tôt les mains de son premier possesseur, peut-être a-t-il disparu lors de la Révolution, lors du pillage de la cathédrale, ou bien, quelques années plus tard, a-t-il été échangé pour « d’autres livres plus profitables » par le responsable de la bibliothèque, Jean-François Massol.

Un pontifical est un texte à destination des évêques, il contient les rites et les cérémonies qui leur sont propres. Le plus souvent, il s’agit d’une commande personnelle de l’évêque. La décoration de ce manuscrit rappelle cette destination, puisque la lettrine « P » (pour « Pontifex », évêque en latin) qui débute l’ouvrage représente justement un évêque, identifiable à sa crosse et à sa mitre. Lettrines filigranées et lettrines champies ponctuent alternativement le texte. De nombreuses bordures enluminées ornent l’ouvrage, avec des motifs de fleurs, de fraises ou d’oiseaux.

Référence : [Pontifical de Louis d’Amboise, évêque d’Albi]. [après 1474]. – 1 vol. ([67] f.)

Gabriel Soulages, Ensemble de lettres manuscrites adressées à l’éditeur René Kieffer

Acheté en vente aux enchères en 2021.

Cet ensemble de lettres concerne la traduction par Soulages des Idylles de Théocrite.

Gabriel Soulages (1876-1930) est un auteur albigeois dont les écrits s’inscrivent dans deux directions principales : romans libertins et traductions de textes grecs classiques. Il est contacté par René Kieffer (1876-1963), relieur, éditeur et libraire, qui lui demande une traduction des Idylles de Théocrite (Soulages traduira le titre par Pastorales).

L’ensemble des documents permet d’avoir une idée des méthodes de travail entre auteur et éditeur à l’époque, mais éclaire surtout le caractère et la personnalité de Soulages.

En effet, il n’hésite pas à négocier le prix proposé par Kieffer, lui demandant immédiatement de doubler la somme et revenant régulièrement sur « la médiocrité désopilante du prix » payé par l’éditeur. Mais cela ne l’empêche pas de considérer son travail comme un « chef d’œuvre », pour lequel rien n’est trop beau. Ainsi, une demande de correction d’une coquille après impression semble avoir terni la relation entre les deux hommes : en effet, pour Soulages, « un erratum […] serait comme un chéneau de zinc le long de la corniche du Parthénon », raison pour laquelle il demande une correction manuelle « au grattoir et à la plume ». Mais il découvre que le papier utilisé n’est pas du « papier de luxe » mais qu’il ne « s’agit que d’un vulgaire velin… », qualificatif qui semble mettre l’éditeur dans une rage féroce : il arrête quelques temps de répondre aux lettres de l’auteur. L’ouvrage est finalement imprimé, d’une « esthétique admirable » aux yeux de Soulages. Ce sera sa seule collaboration avec les éditions René Kieffer.

Référence : Gabriel Soulages, Ensemble de lettres manuscrites adressées à l’éditeur René Kieffer. 1920-1924. – 35 pièces

Jean-François de Galaup La Pérouse, Jean-Baptiste-Barthelemy de Lesseps, Voyage de Lapérouse

Acheté en librairie spécialisée en 2021.

Barthelemy de Lesseps (1766-1834), fils du consul général de France en Russie, se trouve à Versailles lorsque l’expédition maritime menée par Lapérouse se monte. À 19 ans, il est engagé en tant que traducteur de russe, pour aider lors de l’exploration de la côte septentrionale russe, qui n’est pas encore cartographiée par les Européens. Au bout de deux années de voyage, les explorateurs sont accueillis par la garnison russe du Kamtchatka et de Lesseps fait effectivement office de traducteur. Lapérouse repart, mais laisse sur place son jeune traducteur, avec pour mission de porter au roi de France une partie des journaux de bord, des cartes mises à jour lors de l’expédition, des gravures et des lettres, ainsi que de donner les nouvelles les plus fraîches possibles concernant les espoirs de relations commerciales avec la Chine, notamment pour le commerce des peaux de loutre en provenance de l’Alaska.

De Lesseps mettra plus d’un an à retourner en France depuis la Sibérie, par voie de terre, et sera l’un des rares survivants de l’expédition Lapérouse.

Référence : Jean-François de Galaup La Pérouse, Jean-Baptiste-Barthelemy de Lesseps, Voyage de Lapérouse, rédigé d’après ses manuscrits originaux, suivi d’un appendice renfermant tout ce que l’on a découvert depuis le naufrage jusqu’à nos jours et enrichi de notes… Paris : Arthus Bertrand, Delaunay, 1831. – 1 vol. (xviii-436 p.) ; in-8

Cote : CAP 5177

Fr.-A. Ferlut, Dissertation sur la péripneumonie, ou inflammation du poumon

Acheté en librairie spécialisée en 2021.

Exemplaire offert au maréchal Jean-de-Dieu Soult (1769-1851) et relié pour lui. Reliure en basane racinée avec l’inscription « Au maréchal d’Empire Soult » dorée sur le premier plat. Ex-libris (marque d’appartenance) du baron Reille (1835-1898) sur la page de titre. Jean-de-Dieu Soult est né dans le Tarn, à Labastide-Saint-Amans, village où il fit construire un château et qui fut renommé peu de temps après sa mort Saint-Amans-Soult en son honneur.

Le baron René Reille, marié avec la petite-fille de Soult, joue un rôle important dans la vie locale tarnaise, sur le plan industriel et politique. Il s’installe dans le département en 1861, dans le château hérité du maréchal Soult. Il est président du conseil d’administration des Mines de Carmaux et possède aussi des parts dans une usine textile de Mazamet. Défendant ses intérêts économiques, il s’oppose à Jean Jaurès. Politiquement, il est rapidement élu conseiller général du canton de Saint-Amans-Soult, puis député de la circonscription de Castres, poste qu’il occupera en continu ou presque jusqu’à sa mort, ses descendants occupant eux aussi ce siège jusqu’au milieu du 20e siècle. En 90 ans, la famille a tenu pendant 78 ans au moins un siège de député du Tarn, et parfois jusqu’à trois, soit la moitié de la représentation du département à la Chambre !

Référence : Fr.-A. Ferlut, Dissertation sur la péripneumonie, ou inflammation du poumon. Présentée et soutenue à l’École de Médecine de Paris, le 18 brumaire an XIII. Paris : Didot jeune, 1804. – 1 vol. (20 p.) ; in-4

Cote : RES B 0331

Martine Lafon, Propos de garance

Acheté auprès de l’artiste en 2021.

Ce livre d’artiste a été acquis dans le cadre de l’exposition « Des livres hauts en couleurs », qui propose une histoire du livre à travers la couleur. Martine Lafon (1954-….) est peintre, graveure et artiste du livre. Très inspirée par les œuvres du Moyen Âge et de la première Renaissance, sa production est marquée par la quasi-omniprésence du rouge. Souvent ses ouvrages résultent d’une rencontre ou d’une collaboration avec d’autres personnes. C’est le cas pour ce document dont les textes ont été rédigés par Michel Garcia, spécialiste des teintures végétales et Annie Mollard-Desfour, linguiste et sémiologue s’intéressant particulièrement aux couleurs.

Cet ouvrage se présente sous forme de leporello (accordéon) découpé et animé avec des découpes de racines de garance dessinées à l’encre rouge. Cultivée dans toute l’Europe à partir du 13e s., la garance des teinturiers (rubia tinctorium) est employée pour teindre les étoffes en rouge permanent. L’extraction des colorants et leur transformation en pigments ressort d’une alchimie complexe. Pour extraire les principes colorants, on fait fermenter ou bouillir les racines dans une solution alcaline. Selon les produits ajoutés et la température ou le temps de fermentation, on obtient un large éventail de roses, de rouges et de cramoisis.

Référence : Martine Lafon, Propos de garance. Uzès : Post-Rodo, 2011. – 1 leporello ; 20 cm

Cote : RES A 0469

Octave Mirbeau, Vieux ménages

Acheté en librairie spécialisée en 2021.

Cet ouvrage porte l’ex-libris (marque d’appartenance) de Jules Renard, dessiné par Toulouse-Lautrec. Il s’agit d’un ex-libris parlant, qui représente un renard. Toulouse-Lautrec ne semble pas avoir conçu de nombreux ex-libris, nous en avons recensé deux : un pour Jules Renard et un pour son ami Maurice Guibert. Jules Renard et Toulouse-Lautrec se sont associés pour publier les Histoires naturelles en 1899, reprenant 22 textes déjà publiés par Jules Renard, et illustrés de 22 lithographies de Toulouse-Lautrec. La couverture de l’ouvrage porte un renard, dont le lien de parenté avec celui figuré sur l’ex-libris de l’auteur est indéniablement fort.

Référence : Octave Mirbeau, Vieux ménages. Paris : librairie Charpentier et Fasquelle, 1901. – 1 vol. (35 p.) ; 19 cm

Cote : RES A 0475

Ludovic Halévy, Les petites Cardinal

Acheté en librairie spécialisée en 2021.

Cet ouvrage porte l’ex-libris (marque d’appartenance) de Maurice Guibert, dessiné par Toulouse-Lautrec. De forme circulaire, il représente un personnage moustachu qui semble être Guibert, encadré des initiales M et G de part et d’autre. Le dessin original de cet ex-libris, à l’encre noire, est conservé au musée Toulouse-Lautrec d’Albi. Il est daté de 1894.

On connaît trois états de cet ex-libris, imprimé en zincogravure par la maison Stern : un petit format imprimé en bleu foncé, un format moyen en rouge, un grand format en vert foncé. Celui apposé sur le présent ouvrage est le petit format.

Influencé par le japonisme en vogue à l’époque, Toulouse-Lautrec s’inspire ici des gardes de sabres japonais (tsuba), dont il reprend l’aspect rond et ajouré. Il décale cependant la fente centrale, normalement destinée au passage de la lame. Il faut savoir que les tsuba peuvent être extrêmement travaillées et représentent de véritables œuvres d’art, attirant de nombreux collectionneurs occidentaux.

Maurice Guibert (1856-1922) est un ami de Toulouse-Lautrec, représentant pour une maison de champagne mais aussi photographe amateur. On lui doit notamment plusieurs photographies de Toulouse-Lautrec, par exemple celle où il porte un kimono. Certaines de ces photographies servent de base à Toulouse-Lautrec pour ses peintures et Guibert apparaît à plusieurs reprises dans les œuvres de son ami.

Référence : Ludovic Halévy, Les petites Cardinal. Paris : Calmann Lévy, 1880. – 1 vol. (256 p.) ; 20 cm Cote : RES A 0476

Pierre Sernin Crocy, Recueil de discours, chansons, poëmes

Acheté en librairie spécialisée en 2020.

L’auteur de ce recueil manuscrit, d’après une annotation au crayon en début d’ouvrage, serait Pierre Sernin Crocy (1777-18..), originaire de Carcassonne, et intendant militaire dans les Charentes et l’Albigeois durant la Restauration.

Ce manuscrit rassemble de nombreuses pièces poétiques, datées ou non, sur des sujets variés, souvent rédigées à l’occasion de commémorations, d’inaugurations ou d’autres occasions festives auxquelles l’auteur était amené à participer de par sa place dans l’armée. Plusieurs de ces pièces sont en rapport avec le Tarn : « Discours tenu le 25 août 1820 à la salle de la mairie, à l’occasion de l’inauguration du tableau de sa majesté Louis XVIII », « Envoi à Mr le Préfet du Tarn », « Impromptu demandé à Rabastens du tems de la tournée de recrutement », « La Rougeole, chantée à la préfecture [du Tarn] par Mme M… le … janvier 1820 »,… D’une métrique parfois inexacte, souvent anticléricaux, ces écrits révèlent un royalisme profond et Louis XVIII est souvent mis à l’honneur.

Référence : Pierre Sernin Crocy, Recueil de discours, chansons, poëmes. [S.l.] : [s.n.], [1816-1822]. – 1 vol. ([97] f.) ; in-12

Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit

Acheté en librairie spécialisée en 2020.

Édition originale de Mort à crédit, dont la médiathèque conserve une version tapuscrite annotée par l’auteur.

L’éditeur, qui craint les ennuis avec la justice, refuse de publier certains passages trop crus et demande à Céline de supprimer certains passages. Ce dernier cède et consent à certaines coupures, tout en demandant à ce que le texte retiré figure en blanc, ce qui est expliqué au lecteur par une mention au début de l’ouvrage. Seuls les exemplaires hors commerce, au nombre de 117, comportent le texte intégral.

Les éditions suivantes ne reprennent pas non plus le texte intégral, hormis quelques exemplaires numérotés, à nouveau. Lors de la publication dans l’édition de la Pléiade, en 1962, l’éditeur scientifique demande même à Céline de réécrire les passages censurés, dans une version moins provocante, ce qu’il accepte.

La première édition courante non censurée paraît seulement en 1981, soit 45 ans plus tard !

Référence : Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit. Paris : Denoël et Steele, 1936. – 1 vol. (697 p.) ; 21 cm.

Cote : RES A 0467

Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit [Fragment manuscrit]

Acheté en librairie spécialisée en 2020.

Précieux fragment manuscrit du brouillon de Mort à crédit. Nombreuses ratures, corrections et ajouts.

Ce fragment manuscrit est bien différent de la version imprimée, et la page du tapuscrit conservé à la médiathèque (porteuse de corrections et de ratures), correspondant à ce manuscrit, reflète un état intermédiaire entre les deux, bien que plus proche de la version finale imprimée.

Référence : Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit [Fragment manuscrit], [ca. 1935-1936]. – 1 f. ; 27 x 21 cm.

Pierre Benoît, Les Compagnons d’Ulysse

Acheté en vente aux enchères en 2018.

Manuscrit autographe signé. Reliure en demi-maroquin brun à larges bandes et papier rouge, papier utilisé également pour les gardes et contre-gardes. Reliure signée de Simone Le Filliatre, active à Paris de 1940 à 1973. Document ayant appartenu à François Mitterrand.

Pierre Benoît (1886-1932), est un poète, romancier et académicien né à Albi. Ses nombreux romans lui valent un important succès dans la première moitié du 20e siècle, permettant à ses lecteurs de s’évader le temps de la lecture, tout en découvrant des pays étrangers (Irlande, Algérie, Moyen-Orient, Asie, États-Unis), dans la plupart desquels l’auteur est lui-même allé.

Les Compagnons d’Ulysse relate l’histoire d’un régiment de lanciers et de leur commandant dans une république imaginaire d’Amérique du Sud, tous fortement épris de Dona Angelica, femme fatale typique des écrits de Pierre Benoît.

Référence : Pierre Benoît, Les Compagnons d’Ulysse. Arcachon, 1937. – 1 vol. (168 p.) ; 31 cm.

Georges Basset. Cours d’industries régionales

Acheté en librairie spécialisée en 2018.

Manuscrit sous forme d’un épais cahier relié en demi-percaline à coins. Nombreux petits schémas à l’encre blanche sur papier cartonné bleu, collés en regard des explications.

Ce document présente une synthèse sur l’industrie du délainage à Mazamet depuis la fin du XIXe siècle, expliquant le monopole de Mazamet dans ce domaine, les concurrences étrangères, les fournisseurs de peaux (Australie, Afrique du Sud, Argentine, etc.), le traitement mécanique de ces peaux,… L’auteur donne aussi le détail des prix pour l’installation d’une usine de délainage, avec le salaire des employés, le prix des machines, de l’électricité nécessaire à leur fonctionnement, de la matière première. Tête-bêche se trouve un exposé sur les laines, présentant les différentes espèces et races productrices, les caractéristiques de chaque type de laine et les pays producteurs.

Référence : Georges Basset, Cours d’industries régionales. 1903-1904. – 1 vol. ; 23 cm.

Jean-Paul Albinet, Slogans Collection

Acheté auprès de l’auteur en 2017.

Livre-objet contenant un ensemble de 24 affiches imprimées en sérigraphie sur du papier 120 gr. En 8 couleurs. Exemplaire 109/150.

Jean-Paul Albinet, né à Albi en 1954, vit et travaille à Paris. Il est l’un des fondateurs du groupe Untel avec Philippe Cazal et Alain Snyers, groupe qui questionne l’attitude de l’artiste comme producteur de sens, mais aussi comme révélateur d’interrogations. Dès 1984, Jean-Paul Albinet travaille à partir des images publicitaires, des slogans et des motifs du code-barre pour créer ses œuvres et son propre langage. Éric Ancien décrit ainsi l’œuvre Slogans collection : « C’est un véritable miroir du monde contemporain, de ses codes, de ses modes, de ses valeurs et de ses clichés. Une mine d’or pour les sociologues. Un jeu pour les publicitaires qui s’amuseront à retrouver telle ou telle de leurs créations. Certains de ces slogans sont inoubliables. D’autres, en revanche, n’évoquent plus rien dans la mesure où Albinet n’a retenu que les accroches et les signatures ne comportant ni nom de produit, ni de marque. Ainsi vidés de leur réfèrent, désactivés comme des fétiches dont on a retiré la charge magique, ces fragments du discours publicitaire perdent leur valeur d’usage pour devenir abstractions. Ils échappent ainsi à l’éphémère de la publicité pour acquérir le statut d’œuvre d’art. »

Référence : Jean-Paul Albinet, Slogans Collection. Paris : Éditions Zéro, L’infini, 2000. – 1 vol. (24 f.) ; 34 cm.

Cote : RES C 0228

Maurice de Guérin et George Barbier, Poème en prose précédés d’une petite lettre sur les mythes par Paul Valery

Acheté en vente aux enchères en 2017.

Exemplaire 30/150. Reliure signée de Semet et Plumelle en maroquin ocre.

Les compositions qui ornent cet ouvrage sont de George Barbier. Elles ont été gravées sur bois par Pierre Bouchet, et imprimées, ainsi que le texte sur ses presses, pour A. Blaizot, éditeur.

Maurice de Guérin (1810 – 1839), poète tarnais, né au château du Cayla, destiné d’abord à une carrière ecclésiastique, se tourne finalement vers le droit, n’ayant pas de vocation religieuse. Lors d’une période de crise en 1832, suite au refus de sa demande de mariage par Louise de Bayne, une amie de sa sœur, il rédige un journal : le Cahier vert. En 1835 et 1836, il rédige son chef d’œuvre en prose : Le centaure et la bacchante.

George Barbier (1882 – 1932), peintre, dessinateur de mode et illustrateur français a fait l’école des Beaux-Arts à Paris, comme élève de Jean-Paul Laurens. Il travaille pour des journaux satiriques (Le Rire, La baïonnette) et des revues de mode. Il a également illustré des catalogues de publication ainsi que de nombreux livres (Baudelaire, Théophile Gautier, Pierre Louÿs, Alfred de Musset, Verlaine). En 1928, date de parution de l’ouvrage proposé ici au FRRAB, il illustre 3 autres ouvrages : Richard Lagalienne, Romance of perfume ; Paul Verlaine, Fêtes galantes, et Henri de Régnier, La double maîtresse.

Référence : Maurice de Guérin et George Barbier, Poème en prose précédés d’une petite lettre sur les mythes par Paul Valery. Paris, 1928. – 1 vol.(XVIII, XXII, XXVIII p.) ; in-8

Cote : RES B 0308

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