Grand Albigeois

 

Eaux Pluviales

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Service Hydraulique et Assainissement

Adresse postale :

Communauté d'agglomération de l'Albigeois
BP 70304
81009 ALBI CEDEX

Accueil du service :

49, rue Henri Moissan 81000 Albi
Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h
et de 14h à 17h30 (sauf vendredi 17h)
Tél. : 05 63 76 06 12

Plan d'accès

Infos travaux septembre 2017

ALBI :

Rue de Crins
Poursuite des travaux de reprise des branchements d'assainissement. (...)

Rue Porta
Travaux de reprise de la conduite et des branchements eaux usées et eaux pluviales (...)

Impasse François Fabié
Travaux sur le réseau d'assainissement eaux usées et eaux pluviales (...)

Avenue Maréchal Foch (de la rue des Pavillons à la place de Verdun)
Travaux de réfection de la conduite et des branchements d'assainissement eaux usées (...)

ARTHES :

RD 97 - route de Carmaux

Poursuite des travaux d'extension des réseaux d'assainissement (pluvial et vanne) (...)

MARSSAC :

ZAC de Rieumas - Voie B
Travaux d'extension du réseau d'assainissement eaux usées et eaux pluviales (...)

Infos travaux septembre 2017

ALBI :

Rue de Crins
Poursuite des travaux de reprise des branchements d'assainissement. (...)

Rue Porta
Travaux de reprise de la conduite et des branchements eaux usées et eaux pluviales (...)

Impasse François Fabié
Travaux sur le réseau d'assainissement eaux usées et eaux pluviales (...)

Avenue Maréchal Foch (de la rue des Pavillons à la place de Verdun)
Travaux de réfection de la conduite et des branchements d'assainissement eaux usées (...)

ARTHES :

RD 97 - route de Carmaux

Poursuite des travaux d'extension des réseaux d'assainissement (pluvial et vanne) (...)

MARSSAC :

ZAC de Rieumas - Voie B
Travaux d'extension du réseau d'assainissement eaux usées et eaux pluviales (...)

La gestion des eaux pluviales dans le contexte albigeois

La collecte et l’évacuation des eaux pluviales sont réalisées :

• par un réseau de collecteurs enterrés pour les zones à dominante urbaine.
• par un réseau de fossés pour les zones périurbaines et plus éloignées des bourgs.


Problèmes d'inondations

Du fait de sa topographie (plaine alluviale bordée par deux lignes de crêtes au nord et au sud), le grand albigeois connaît des problèmes d’inondations.

Elles sont causées :

• par les crues des ruisseaux servant d’exutoire, notamment le Séoux.

• par l’insuffisance du réseau de collecte.

Les réseaux de conduites concentrent en un temps relativement court des flux importants que ce soit en terme de quantités ou en terme de pollution. Les techniques alternatives consistent à déconcentrer ces flux et à redonner un rôle régulateur aux surfaces sur lesquelles se produit le ruissellement.

Des solutions existent :

• la rétention pour réguler les débits et limiter la pollution à l’aval,

• l’infiltration dans le sol, lorsqu’elle est possible, pour réduire les volumes s’écoulant vers l’aval.

• l'installation de fossés ou de buses le long des voiries.

Vous êtes propriétaire, vous souhaitez construire dans l'agglomération ?

Obligations liées à un aménagement


Vous avez l'obligation de mettre en place un dispositif de rétention ou absorption à la parcelle dans le but de ne pas augmenter les ruissellements.

A Albi et sur les communes limitrophes, le stockage temporaire des eaux pluviales et la limitation de leur débit de rejet (débit de fuite) sur le domaine public sont fixés en fonction :
- de la pluie vingtenale (pluie en durée et en intensité qui arrive statistiquement tous les 20 ans),
- des capacités du réseau de collecte,
- de la superficie (surface active = 100% de la surface imperméabilisée + 30% de la surface en espaces verts) de votre projet d'urbanisation.
Pour les zones où le sous-sol l'autorise, l'absorption reste la solution privilégiée.

1 - L'absorption

Elle consiste en :

. la rétention ou stockage temporaire des eaux de ruissellement,
. l'absorption / infiltration,
. l'absorption intégrale sous parcelle, correspondant aux zones non pourvues de collecteurs,
. l'absorption intégrale sous parcelle après justification du dispositif par une étude hydrogéologique, notamment dans les zones où l'impact de l'absorption dans le sous-sol peut être à l'origine de la déstabilisation de celui-ci.


2 - le stockage temporaire des ruissellements et la limitation du débit de rejet
L'autorisation de raccordement au réseau public est soumise à l'interposition d'un dispositif de stockage selon les caractéristiques suivantes, correspondant à 3 zonages distincts.
. volume d'eau minimum à stocker : 570 m3, débit de fuite Qf maximum : 4l/s, le tout par hectare de surface active
. volume d'eau minimum à stocker : 535 m3, débit de fuite Qf maximum : 7l/s, le tout par hectare de surface active
. volume d'eau minimum à stocker : 500 m3, débit de fuite Qf maximum : 10l/s, le tout par hectare de surface active
Sur ces zones, si le sous-sol l'autorise, et si nécessaire, à l'appui d'une étude hydrogéologique, l'absorption est toujours envisageable.
L'aménageur devra consulter la carte de prescriptions de limitation des ruissellements afin de connaître les prescriptions qui s'appliquent à son projet.

Quel volume stocker pour votre projet ?

Pour estimer le volume d'eaux pluviales que vous devez stocker, il vous faut connaître :
1. les coefficients de rétention qui s'appliquent à votre projet en consultant la carte assainissement pluvial du plan de zonage de la ville d'Albi.
2. la surface de votre terrain
3. la surface imperméabilisée (toiture, chemin, terrasse, piscine, accès...)


Exemple de calcul :

A Albi, une zonage pluvial a été réalisé. Ainsi, il faut se référer à la carte de ruissellement.

Si votre projet est en zone rose clair sur la carte d'assainissement pluvial :
Prescriptions : V = 50 litres par mètre carré de surface active
Débit de fuite = 10 litres par seconde et par hectare de surface active
Volume d'eau à stocker pour ce projet = 450 x 50 = 22 500 litres = 22,5 m3
Débit de fuite autorisé sur le domaine public = 450 x 10 / 10 000 = 0,45 litre par seconde


Si votre projet est en zone rose foncé sur la carte d'assainissement pluvial :
Prescriptions : V = 53,5 litres par mètre carré de surface active
Débit de fuite = 7 litres par seconde et par hectare de surface active
Volume d'eau à stocker pour ce projet = 450 x 53,5 = 24 075 litres = 24 m3
Débit de fuite autorisé sur le domaine public = 450 x 7 / 10 000 = 0, 31 litre par seconde


Si votre projet en zone rouge sur la carte d'assainissement pluvial :
Prescriptions : V = 57 litres par mètre carré de surface active
Débit de fuite : 4 litres par seconde et par hectare de surface active
Volume d'eau à stocker pour ce projet = 450 x 57 = 25 650 litres = 26 m3
Débit de fuite autorisé sur le domaine public = 450 x 4 / 10 000 = 0,18 litre par seconde


Si votre projet est en zone verte sur la carte d'assainissement pluvial :
Prescriptions : absorption en totalité sur l'unité foncière.
Sur cette zone aucun rejet sur le domaine public ne sera autorisé.
Toutes les eaux de ruissellement devront s'infiltrer sur la parcelle.
Pour connaître le volume minimum à stocker vous pouvez utiliser les prescriptions de la zone rose.
Le volume minimum à stocker sera donc de 26 m3.
Ces prescriptions ne concernent que les créations de surfaces imperméabilisées supplémentaires.

Techniques d'absorption et de stockage temporaire à la parcelle

Afin d'assurer la maîtrise des eaux de pluie et de ruissellement, la mise en oeuvre de techniques alternatives est devenue obligatoire compte tenu de la saturation des réseaux existants et de la vulnérabilité du milieu récepteur.

L'objectif de ces dispositifs est de définir des solutions techniques et économiques les plus adaptées pour :
. protéger la population des risques d'inondation par la maîtrise des ruissellements et l'optimisation du fonctionnement du réseau pluvial
. limiter l'impact de la pollution transportée par les eaux pluviales vers les ruisseaux de la commune, vers le Tarn ou vers les nappes phréatiques
. restaurer les émissaires naturels constitués par les fossés et les ruisseaux de la commune tant sur le plan hydraulique, qu'urbanistique et environnemental.


Ils offrent aussi des avantages :
. viabiliser des zones pour lesquelles l'évacuation des eaux pluviales serait difficile, par les moyens traditionnels.
. s'adapter au phasage de l'urbanisation du projet.
. offrir des usages supplémentaires (alimentation de la nappe, espaces verts, circulation pour la chaussée à structure réservoir.)
. ces ouvrages constituent une obligation de résultat, non de moyens, les services techniques valideront les dispositifs proposés, par et sous l'entière responsabilité du maître d'ouvrage.


La réflexion doit être menée en amont au niveau de la définition du projet.
Le suivi de ces opérations se traduit par un contrôle sur le terrain dont la finalité est une déclaration de conformité.


Puits d'infiltration

Ce sont des dispositifs qui permettent le transit des eaux de ruissellement vers un horizon perméable du sol pour assurer un débit de rejet compatible avec les surfaces drainées, après stockage et prétraitement éventuels.
Cette technique a l'avantage de pouvoir être appliquée dans des zones où la couche de sol superficielle est peu perméable (forte urbanisation, terrain superficiel imperméable) mais qui ont des capacités importantes d'infiltration dans les couches profondes.

Règlement sanitaire départemental article 10 :

- toute personne exécutant un sondage, un ouvrage souterrain, un travail de fouille, quel qu'en soit l'objet, dont la profondeur dépasse dix mètres (10) au-dessous de la surface du sol, doit être en mesure de justifier que la déclaration a été faite en Préfecture.
- les puits d'infiltration sont hors nappe.
- l'eau recueillie traverse une couche de sol non saturée d'eau.
Dans la majorité des cas, les puits d'infiltration sont remplis d'un matériau très poreux qui assure la tenue des parois. Ce matériau est entouré d'un géotextile qui évite la migration des éléments les plus fins tant verticalement qu'horizontalement.
Les puits sont souvent associés à des techniques de stockage de type chaussée réservoir, tranchée drainante, fossé ou même bassin de retenue, dont ils assurent alors le débit de fuite.


Les chaussées à structure réservoir

Elles supportent la circulation ou le stationnement de véhicules et font également office de réservoirs pour les eaux de ruissellement.
La rétention se fait à l'intérieur du corps de chaussée, dans les vides des matériaux. L'eau est collectée par un système d'avaloirs et de drains qui la conduisent dans le corps de chaussée ou par infiltration répartie à travers un revêtement drainant en surface (enrobé drainant ou pavé poreux).
L'évacuation se fait vers un exutoire prédéfini (réseau d'eaux pluviales) ou par infiltration dans le sol support.


Les fossés et noues

Une noue est un fossé large et peu profond, avec un profil présentant des rives en pente douce. Sa fonction essentielle est de stocker un épisode de pluie déterminé (pluie vingténale sur le territoire d'Albi), mais elle peut servir aussi à écouler un épisode plus rare.
Le stockage et l'écoulement de l'eau se font à l'air libre, à l'intérieur de la noue. L'eau est collectée soit par l'intermédiaire de canalisations soit directement après ruissellement sur les surfaces adjacentes. L'eau est évacuée vers un exutoire (réseau, puits ou bassin de rétention) ou par infiltration dans le sol ou évaporation.
Ces différents modes d'évacuation se combinent selon leur propre capacité.


Les toits terrasse

Le principe consiste à retenir grâce à un parapet en pourtour de toiture, une certaine hauteur d'eau puis à la relâcher à faible débit. Le stockage se fait sur toits le plus souvent plats mais éventuellement en pente de 0.1 à 5 %.
Le stockage temporaire et la vidange sont assurés par un ou plusieurs organes de régulation.
Ces toitures peuvent offrir le double avantage d'êtres végétalisées (terrasses végétalisées inaccessibles ou terrasses jardins).
Ce procédé nécessite une réalisation très soignée par des entreprises qualifiées, compte tenu des problèmes essentiels d'étanchéité ainsi qu'un entretien régulier.


Les cuves enterrées

Le stockage d'eau peut également se faire à l'aide de cuves enterrées de plus ou moins grandes tailles.
Avantages spécifiques des cuves
Les cuves dans leur ensemble s'insèrent en milieu urbain sans consommer d'espace supplémentaire, c'est une technique ancienne dont la mise en oeuvre est bien connue, elles permettent l'utilisation ultérieure de l'eau stockée pour l'arrosage des espaces verts, le nettoyage des cours.
Inconvénients des cuves
Il est nécessaire de vérifier l'absence d'eau ou un marnage suffisant dans les cuves avant les épisodes pluvieux.
Une cuve enterrée engendre la nécessité d'installer une pompe afin de réutiliser l'eau stockée.


Les bassins secs ou en eau

L'eau est collectée par un ouvrage d'arrivée, stockée dans le bassin, puis évacuée à débit régulé, soit par un ouvrage vers un exutoire de surface, soit par infiltration dans le sol.
Parmi les bassins de retenue, on distingue : les bassins en eau, qui conservent une lame d'eau en permanence, et les bassins secs qui sont vides la majeure partie du temps et dont la durée d'utilisation est très courte.


Les tranchées

La tranchée est une excavation de profondeur et de largeur faibles servant à retenir les eaux.
Elle peut revêtir en surface divers matériaux tels qu'un enrobé drainant, une dalle de béton, des galets ou de la pelouse, selon son usage superficiel.
L'eau est collectée soit localement par un système classique d'avaloirs et de drains qui conduisent l'eau dans le corps de la tranchée, soit par infiltration répartie à travers un revêtement drainant en surface (enrobé drainant, pavés poreux ou galets), ou par des orifices entre bordures ou après système d'injection après ruissellement sur les surfaces adjacentes.
L'évacuation se fait vers un exutoire prédéfini ou par infiltration dans le sol support, ces deux modes d'évacuation pouvant se combiner selon leur capacité.

Techniques alternatives de dépollution des eaux de ruissellement

Les techniques alternatives, initialement mises en place pour gérer les eaux pluviales sur un plan quantitatif, permettent également d'améliorer la qualité des eaux infiltrées ou rejetées à l'aval.
Ce traitement qualitatif souvent réalisé sans le savoir, peut être assuré ou renforcé par un aménagement soigné et réfléchi lors de la conception. Lors d'un évènement pluvieux, après avoir transité dans l'air et avoir ruisselé sur de nombreuses surfaces, les eaux collectées se sont chargées de polluants aussi divers que variés.

I. La pollution

La pollution atmosphérique est une conséquence des diverses activités humaines (industries, chauffage, échappements des moteurs à combustion...). Les pollutions impactant les eaux de pluies sont principalement de 2 catégories : pollution particulaire et pollution induite par des gaz.
Lors de leur chute, les gouttes de pluie traversant l'atmosphère fixent les diverses particules présentes en suspension. Ces particules peuvent provenir d'activités humaines (poussières industrielles, fumées, ...) ou d'origines naturelles (sables, poussières, pollen...). A ce phénomène s'ajoute l'accumulation, la concentration d'éléments dans l'eau de pluie (comme les métaux) lors de la chute des gouttes de pluie, au contact des gaz émis dans l'air.
Cependant, il faut tout de même relativiser la pollution atmosphérique (en dehors d'un accident industriel), et bien remarquer que l'impact du ruissellement est beaucoup plus significatif.
Même si l'eau de pluie peut être légèrement polluée lors de son passage dans l'atmosphère, le ruissellement va entraîner la concentration d'une pollution accumulée sur les diverses surfaces :
. sur le sol naturel ou végétalisé : débris végétaux, déjections animales, engrais, pesticides, particules de terre
. sur les sols imperméabilisés (parking, voirie, trottoir) : hydrocarbures, dépôts d'échappement, déjections d'animaux, produits d'usure de la chaussée, résidus de travaux, poussières, déchets urbains (mégots, papiers...), sels et sables de déverglaçage
. sur les toitures : feuilles, déjections d'animaux, poussières, mousses, particules de zinc des chéneaux et gouttières
Chaque surface possède un seuil de mouillabilité qui lui est caractéristique. Lorsque la quantité d'eau tombée dépasse ce seuil, le ruissellement commence, provoquant alors l'entraînement de divers polluants.
Le processus d'entraînement de ces polluants lors du ruissellement est plus ou moins important en fonction de divers paramètres caractéristiques :
. de la pluie : son intensité, sa progressivité, sa durée, ...
. du polluant : sa granulométrie, sa nature, ...
. de la surface : son aptitude au ruissellement, la pente du sol, ...

II. Paramètres et quantification de la pollution

La pollution des eaux pluviales est qualifiée et quantifiée par :
- les matières en suspension (MES), sont toutes les matières non solubles en suspension dans l'eau. La principale caractéristique physique de ces particules est leur aptitude à se déposer sur le fond d'un bassin, d'un cours d'eau ou de n'importe quel ouvrage. Ce phénomène, appelé décantation, peut entraîner sur le long terme des modifications de l'écoulement (débit capable, volume utile, ...). Ces MES représentent la majeure partie de la pollution des eaux de pluie et de ruissellement.
- la demande biologique en oxygène (DBO5) est un indicateur de la quantité de matière organique dégradable par les microorganismes (biodégradable) présente dans l'eau. C'est la quantité d'oxygène dissous consommé dans l'eau par les microorganismes, pour dégrader par voie biologique la matière organique. Plus la pollution va être importante en matière organique et plus la quantité d'oxygène dissous consommée pour les dégrader sera grande.
- la demande chimique en oxygène (DCO) est un indicateur de la quantité totale de matière organique présente dans l'eau. Il s'agit de la quantité d' oxygène dissous consommé par voie chimique pour oxyder l'ensemble des matières oxydables présentes dans un effluent. C'est à dire la matière organique biodégradable (DBO5) ainsi que les sels minéraux oxydables peu biodégradables et donc non assimilables directement par les microorganismes.
- le taux d'hydrocarbures (Hc) quantité d'hydrocarbures présente par litre d'eau.
- le taux de métaux (Mx) quantité de métaux présente par litre d'eau. Les métaux lourds sont tous les métaux dont la masse volumique est supérieure à 5 g/cm3, lors des mesures on considère que le plomb, le mercure, le cuivre ou le zinc sont les plus nocifs.

III. Les techniques alternatives et la dépollution

Le retour d'expérience a montré que les techniques alternatives pouvaient constituer de très bons ouvrages de dépollution suivant leur fonction et leurs caractéristiques. On retrouve deux grands mécanismes de traitement des pollutions, la décantation et la filtration.
De plus des expériences ont montré que certaines plantes (mises en oeuvre pour l'intégration paysagère de l'ouvrage) pouvaient avoir un grand pouvoir dépolluant apportant un moyen de dépollution supplémentaire, c'est la phyto-remédiation.


La décantation
Pour que la décantation soit optimale, on cherche lors de la conception de l'ouvrage à :
- réduire la vitesse d'écoulement (une augmentation de la section d'écoulement diminue la vitesse),
- diminuer la hauteur de chute des particules (bassin peu profond),
- augmenter le temps de séjour dans le bassin (longueur plus importante).
En sortie de bassin, l'eau est moins chargée en particules et donc en polluants. La quantité d'eaux rejetées pourra être compatible avec le milieu naturel, et pourra permettre un rejet direct dans le milieu sans qu'il ne produise d'impact sur le milieu récepteur.


La filtration
L'effluent passe à travers un filtre qui piège les particules. Dans les techniques alternatives, la fonction de filtre est remplie par les différents matériaux ou structures suivants :
- les dégrilleurs qui retiennent les très grosses particules, les flottants,
- des couches de matériaux drainant (roulés 20/40, concassés 40/80, graviers,...) qui retiennent les particules plus petites,
- le sol qui constitue un très bon filtre dans les techniques d'infiltration (très fines particules)
La pollution particulaire est donc stoppée et s'accumule lors du passage de l'eau à travers ces pseudo filtres.
Il faut savoir que les particules sont retenues lors de la filtration selon plusieurs modes d'actions : par tamisage (effet passoire), par sédimentation (dépend du poids de la particule), par interception directe (dépend du diamètre de la particule), par diffusion (mouvement aléatoire de la particule dans un fluide et dépendant de la température).
La complémentarité de ces modes d'action fait de la filtration par interception une très bonne technique de dépollution permettant de traiter des particules très petites.

La phyto-remédiation ou la dépollution par les plantes

L'intégration paysagère de l'ouvrage fait partie de la réflexion menée lors de l'aménagement d'un site.
Afin de guider le choix d'aménagement on peut également prendre en compte l'action de dépollution que peuvent effectuer certaines espèces.
- la phyto extraction : les polluants (essentiellement les métaux lourds dans notre cas) contenus dans les dépôts formés par décantation ou interceptés par filtration, accumulés dans les couches superficielles du sol sont absorbés par les racines, puis amenés et accumulés dans les parties aériennes de la plante. On parle de plantes hyper accumulatrices.
- la phyto dégradation : c'est une biodégradation des composés organiques et des hydrocarbures réalisée par la plante elle même et par les microorganismes se développant sur ces tiges souterraines (les rhizomes) et ses racines
- la phyto-remédiation permet d'éliminer des polluants difficiles à traiter comme les métaux lourds, les hydrocarbures et les composés organiques. Les végétaux les mieux adaptés à cette dépollution sont des plantes aquatiques telles que les roseaux, les joncs, les massettes et les nénuphars.


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Fax : 05 63 45 72 45

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81160 Saint-Juéry

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