| Programme de confortement du lit et des berges du Séoux |
Le Séoux a une tendance naturelle à éroder ses berges. Sur l’amont, les érosions sont moindres et présentent moins de risque pour la sécurité des personnes et des biens que dans la traversée d’Albi. En effet, à l’aval, le Séoux rejoignant le Tarn, l’encaissement du lit est plus prononcé, avec des berges élevées et parfois abruptes. Ses méandres affectent la butée de pied de talus et provoque des érosions importantes avec glissements de terrain, chutes d’arbres dans le lit et formation d’embâcles. Enfin, l’approfondissement du lit est aussi la manifestation d’un déséquilibre morphologique. Le secteur entre le pont rue de Terssac et celui de la rue sainte Carême est particulièrement sensible.
D’un point de vue hydraulique, le principal enjeu concerne la stabilisation du profil en long sur l’ensemble du tronçon. En effet, la dégradation d’un ouvrage existant pourrait entraîner un approfondissement brutal du cours d’eau générant ainsi érosion de berge, déchaussement d’arbres riverains voire déstabilisation d’ouvrages de franchissement existant (pont de la route de Terssac).
D’un point de vue environnemental, les enjeux concernent principalement le transit piscicole et le maintien de la diversité végétale riveraine existante, notamment vis-à-vis des espèces invasives.
Afin de stabiliser durablement les talus riverains au droit des habitations menacées, il est prévu d’abattre des arbres de haut jet en situation instable puis de réimplanter une végétation adaptée d’essences arbustives à forte capacité racinaire telles que la viorne, le cornouiller, des saules, etc., il est possible de recréer un couvert végétal dense capable de stabiliser les terrains sur plus d’un mètre de profondeur de manière efficace et pérenne. Cette technique s’appelle le génie végétal [1] et [2].