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Les chantiers en cours          


Outre l’exploitation des ouvrages structurants et des installations de traitement des eaux résiduaires existants, plusieurs projets permettant d’améliorer la situation actuelle de rejet des eaux traitées dans un milieu naturel sensible sur l’ensemble du territoire sont en cours de réalisation, tels que :

→ La mise aux normes par construction d'une nouvelle station d'épuration de la Madeleine à Albi

Coût global de l'opération : 18 700 000 € HT
 



Après trois ans d'études et de démarches administratives, les premiers terrassements ont débuté en novembre 2008, pour une mise en service de la station le 1er juillet 2010


 

REVUE DE PRESSE 

Dépêche du Midi – Article du 16/02/2009 - R.R

Albi. un belvédère pour le public au-dessus du chantier
Impressionnants travaux pour la construction de la station d'épuration de la Madeleine.

Jean-Claude de Lapanouse, sur le chantier de la station d'épuration de la Madeleine tenant en main une image de synthèse de l'équipement. Photo DDM,
Jean-Claude de Lapanouse, sur le chantier de la station d'épuration de la Madeleine tenant en main une image de synthèse de l'équipement. Photo DDM,

Ce qui frappe le visiteur à l'approche du chantier de la future station d'épuration de la Madeleine, c'est son gigantisme. Et ce gros « tas de terre », généré par le terrassement, qui domine de sa hauteur l'actuelle station.

« C'est vraiment très impressionnant», relève Jean-Claude de Lapanouse, vice-président de la C2A, chargé de l'assainissement. À tel point qu'un belvédère va prochainement être aménagé sur le site.

« Nous allons profiter du profil du terrain pour construire dans les prochaines semaines, une aire sécurisée en surplomb du chantier. Elle permettra au public d'assister à l'avancée des travaux et se renseigner sur l'équipement, via des plans et panneaux d'informations », indique Jean-Claude de Lapanouse.

En effet, le ballet des énormes engins de chantier est spectaculaire pour un non initié.

Outre le terrassement actuellement en cours, c'est la construction de l'ouvrage en béton qui vaudra le coup d'œil. Mais ce n'est pas pour demain car la mise en service de la station n'est programmée que pour la fin du premier semestre 2010.

1800 m3 par heure

L'équipement dimensionné pour 91 000 équivalents habitants, recevra alors les eaux usées d'Albi, Saint-Juéry, Lescure, Cunac, Puygouzon et Arthès.

« Pour l'instant la station a une capacité de traitement de 780 m3 par heure, ajoute Jean-Claude de Lapanouse, la nouvelle pourra en traiter 1 800 m3/h, mais surtout elle prendra en compte l'azote et le phosphore vu que le Tarn, où est rejetée l'eau traitée, est classé en zone sensible ».

Pour réaliser la station, la C2A investit près de 19 millions d'euros.

Elle finance 10M€, l'agence de l'eau Adour-Garonne 7 M€ et le conseil général 1M€.

Quant à la gestion, deux solutions sont possibles. Une régie directe par la C2A ou une délégation confiée à une société spécialisée.

Laquelle ? « Si la C2A choisit la délégation, conclut Jean-Claude de Lapanouse, il y aura alors une mise en concurrence comme pour tous les marchés publics ».




Dépêche du Midi – Article du 30/10/2008-Patrice Scoccia

Albi. La nouvelle station d'épuration est sur orbite
Le plus gros chantier de la C2A a démarré lundi 28/10/2008.
18 mois de travaux et 20 millions d'euros pour le futur site de traitement des eaux.

La nouvelle station sortira de terre, au cœur d'un site de 3 ha, d'ici 18 mois.Photo Emilie Cayre.
La nouvelle station sortira de terre, au cœur d'un site de 3 ha, d'ici 18 mois.Photo Emilie Cayre.

Les sapinettes âgées d'une trentaine d'années ont été sacrifiées sur l'autel des nouvelles normes environnementales et des besoins de huit communes de la communauté d'agglomération de l'Albigeois (C2A). Mais c'est pour la bonne cause. Même l'actuelle station d'épuration de la Madeleine réalisée en 1 979, revue et corrigée en 1 989 pour mieux stabiliser les boues, sera détruite lorsque la nouvelle prendra la relève.

Les premiers coups de pelle mécanique ont été donnés lundi, juste derrière les sapinettes, à proximité du cimetière de Pratgraussals, pour un chantier qui devrait durer 18 mois et coûter la modique somme de 20 millions d'euros, si tout va bien. La nouvelle structure verra sa capacité à recevoir la pollution organique augmenter : de 65 000 équivalents habitants (ceux d'Albi), elle passera à 91 000 équivalents habitants en raison de l'arrivée des eaux usées de Saint-Juéry, Arthès, Lescure, Cunac, Puygouzon, Cambon et le Séquestre.

Les odeurs confinées

Personne ne cache que c'est le plus gros poste de dépense de la C2A en tant que maître d'ouvrage. Surtout pas Jean-Claude de Lapanouse, le vice-président délégué à l'assainissement qui suit le dossier depuis des années. « Il a fallu trois ans d'études, d'enquêtes publiques, de réunions, de délibérations, de votes de budget. C'est un vrai projet industriel avec des engagements forts auprès de l'Agence de l'eau. »

La rivière Tarn ayant été classée milieu sensible aux risques de prolifération d'algues, il a fallu s'adapter aux normes. Surtout celles qui réglementent les émissions d'azote et de phosphore.

Le traitement biologique se fera, précise Valérie Vithe, l'ingénieur assainissement de la C2A, au moyen de deux gros bassins d'aération de 50 m de diamètre et de deux autres pour la clarification (décantation). Nouveauté et pas des moindres, le traitement des odeurs et des boues se fera sous des bâtiments. L'air vicié sera capté et traité.

La future station traitera 1 800 m3 d'eau à l'heure dont une grosse partie sera rejetée dans la rivière. Chaque jour, 180 à 200 m3 de cette eau seront captés, filtrés et désinfectés aux ultraviolets pour être utilisés sur le site : arrosage des espaces verts, nettoyage des équipements et réserve importante en cas d'incendie.

Sept à huit personnes y travailleront. Reste à déterminer le mode d'exploitation de la future station, le contrat de la Lyonnaise des eaux arrive bientôt à expiration.

Electricité et gaz "à l'œil"

Cette nouvelle station d'épuration de la Madeleine s'inscrit, bien sûr, dans une démarche environnementale bien précise. Le toit du bâtiment central sera doté de 200 m2 de panneaux photovoltaïques qui produiront 20 000 kW/h par an et qui seront revendus à EDF. Le biogaz, produit par les boues, sera utilisé pour chauffer l'atelier de digestion des dites boues et éventuellement, en co génération pour produire de l'électricité utilisée sur le site. Ce biogaz, qui n'est pas récupéré actuellement, est brûlé dans une torchère.

Un accès spécifique va bientôt voir le jour pour desservir la future station. Pendant deux mois encore, les camions emprunteront le chemin de Pratgraussals avant que la nouvelle voie ne parte de la rue Capitaine Julia.

Si problèmes, contactez le numéro Indigo : 0 825 560 389.

Dépêche du Midi – Article du 16/10/2008

Albi. Des "nez" professionnels jugent l'impact de la station d'épurationPour mesurer l'impact olfactif de l'équipement, un jury arpentait hier le quartier de Pratgraussals, à l'initiative de la C2A.
Jocelyne Robert, riveraine. Photo DDM, J-M.L
Jocelyne Robert, riveraine. Photo DDM, J-M.L

Dans quelques jours, les travaux de la nouvelle station d'épuration de La Madeleine vont démarrer. Sur le terrain situé juste à côté de l'actuelle, toujours en fonctionnement. Afin que le nouvel équipement s'intègre au mieux dans le quartier, les responsables de la Communauté d'agglomération de l'Albigeois (C2A) ont décidé de créer un jury de nez. « Le but, explique Jean-Claude de Lapanouse, chargé du dossier à la C2A, est d'associer les riverains à la réalisation de la station avec une information régulière tout au long du chantier. Pour ce qui est du jury de nez, après le relevé d'aujourd'hui (hier, Ndlr), effectué dans l'environnement de la station actuelle, un autre est prévu au printemps 2009. Ils permettront de mieux cerner tant en qualité qu'en quantité les diverses odeurs ». Et surtout de comparer l'impact olfactif de l'ancienne station et de la future, lorsqu'elle fonctionnera.

A priori, les riverains n'ont pas trop à craindre du nouvel équipement puisque les zones générant le plus de mauvaises odeurs seront couvertes.

Démarche participative et transparence

Hier, quatre experts professionnels et six riverains ont donc traqué les odeurs dans un rayon de 500 mètres autour de la station de Pratgraussals. Une quinzaine de sites, qui sont autant de points de mesures, ont été humés. Le tout étant ensuite scrupuleusement noté. « J'ai ma maison à côté de la station, raconte ce riverain, alors les odeurs je connais, surtout en été. C'est vrai, des progrès ont été réalisés car au début de l'exploitation, les camions de boues n'étaient même pas couverts, dans les virages des parties du chargement chaviraient. Et pour que ça change il a fallu en remuer du monde ». Le message a visiblement été compris et en intégrant la population riveraine à la réalisation de la future station, la C2A entend prévenir d'éventuelles nuisances, voire de problèmes. Quant à la démarche participative, elle a le mérite de la transparence.

Dépêche du Midi – Article du 21.07.2008
La future station traitera l'azote et le phosphore

Le fait du jour. Les effluents de 8 communes de la C2A transiteront par la nouvelle station d'épuration de La Madeleine. L'enquête publique est close.

On n'arrête pas le progrès dans le traitement des eaux usées. Au cours du premier semestre 2010, date prévue pour sa mise en service, la nouvelle station d'épuration de la Madeleine en apportera la preuve. Ce projet, certes pas très « bling-bling » est pourtant l'un des plus ambitieux que porte la Communauté d'agglomération de l'Albigeois.

La phase d'enquête publique vient de s'achever dans l'indifférence quasi générale. « En cinq semaines, je n'ai reçu que deux personnes. Elles ont exprimé quelques craintes, mais ce n'était pas virulent. Pour une station d'épuration qui se trouve pratiquement en ville, je pensais que ça attirerait plus les gens », reconnaît Michel Bady, le commissaire enquêteur.

Il est vrai que la nouvelle station sera construite sur le site de l'actuelle : les riverains de la Madeleine ont donc appris à vivre avec.

Et le projet, présenté dès juillet 2006, a fait l'objet d'une large concertation… et d'une communication habilement ciblée sur le respect de l'environnement.

OTV France Ouest, filiale de Veolia Eau, s'engage à construire « une usine écologique, parfaitement intégrée en milieu urbain, avec une fiabilité du traitement ». De fait, le label HQE (haute qualité environnementale) a été choisi pour cette réalisation dont l'emprise foncière, sur 3 000 m2, fera la part belle aux aménagements paysagers.

La nouvelle station traitera les effluents de 8 communes de la C2A : Albi, Saint-Juéry, Arthès, Lescure, Le Séquestre, Puygouzon, Cunac et Cambon. En charge organique, sa capacité sera portée à 91 000 Eh (équivalents habitants).

En filière « classique », sur le principe de la boue activée à faible charge, la station sera capable de traiter l'azote et le phosphore. Elle présentera aussi la particularité de produire du biogaz. Ce sera, avec les 200 m2 de panneaux photovoltaïques qui seront installés sur la toiture, la source d'énergie électrique qui fera fonctionner les moteurs de la station.

Ce chantier de 18 mois, qui devrait démarrer d'ici la fin de l'année, va aussi modifier le plan de circulation du quartier. Jusqu'ici, on n'accédait à la station d'épuration que par le chemin, étroit et sinueux, de Pratgraussals. Pas toujours facile d'y croiser un camion. Un accès direct, depuis l'avenue du Capitaine-Julia, va être aménagé. La sécurité y gagnera. 


 Lancement du projet (Dépêche du Midi – Article du 29.09.2005)






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